Jeunes officiels

Jeunes officiels

L’USEP Paris s’attache à proposer aux jeunes de vivre des rencontres sportives tant pendant le temps scolaire que le temps périscolaire.

Organiser des rencontres avec une victoire ou une défaite. Victoire qu’il faudra relativiser, défaite qu’il faudra dédramatiser. Apprendre à se servir des deux pour progresser dans son parcours de sportif. C’est aussi le prétexte à apprendre le respect des partenaires, des règles et de soi-même.

Certes, on joue et on s’oppose mais, la rencontre et l’opposition doivent être organisées, régulées pour prendre toute leur dimension. Pour se faire, nous organisons des formations de « jeunes Officiels » au sein de nos associations. Les rôles du «Jeune Officiel» sont autant de tâches, autant de responsabilités à assumer qui, nous en sommes certains, séduiront de nombreux jeunes sportifs USEPiens.

  • accueillir les équipes,
  • remplir une feuille de match,
  • tenir une table de marquage,
  • savoir utiliser un chronomètre,
  • connaître les règlements pour assumer au mieux le rôle d’arbitre
  • organiser les goûters de la 3ème mi-temps

Les jeunes usépiens sont appelés à devenir des citoyens, notre contribution à leur épanouissement est de les placer dans la réalité du sport, de la vie, avec ses oppositions, ses désillusions et ses joies. Ce positionnement nous place au cœur d’une discussion sur le bien fondé de la compétition, ses dérives et autres glissements, nous en avons fait un prétexte à faire société.

Le tout tient en une formule : faire vivre « une autre idée du sport ».

Jeunes Officiels – Circulaire
Jeunes Officiels – Inscription

Basket-Ball – Règlement Jeunes Officiels

Football – Règlement Jeunes Officiels

Hand-Ball – Règlement Jeunes Officiels Hand-Ball

Livret Formation JO gymnastique

 

Arbitre international de football et seul sifflet français à l’Euro 2016 puis au Mondial 2018,

Clément Turpin, 36 ans, a pratiqué l’Usep à l’école Jean-Jaurès de Montceau-les-Mines. Aujourd’hui parrain du comité de Saône-et-Loire, il souligne l’influence de sa pratique sportive scolaire sur son parcours professionnel.

Clément Turpin, quel souvenir gardez-vous de vos rencontres sportives avec l’Usep de Saône-et-Loire ?

Celui d’un sport au goût différent. J’ai pratiqué le foot, le volley, le tennis en club, mais faire du sport à l’école change beaucoup de choses : j’avais l’opportunité de m’adonner à ma passion à côté des maths ou du français. Le sport à l’école permet également de rebattre les cartes, de bouleverser une hiérarchie qui existera toujours entre la tête, le milieu et la fin de classe. Chacun se retrouve sur la même ligne de départ.

Quelle autre différence faites-vous entre le sport scolaire et le sport en club ?

L’enfant ne la voit pas forcément tout de suite : il s’engage avec la même passion dans l’activité. Mais l’attachement au respect des autres et de la règle est plus marqué en Usep. Moins de « championnite » aussi, davantage de pratique pure.

Vous souvenez-vous d’une rencontre ou d’une activité en particulier ?

Je me souviens des Jeux de Saône-et-Loire : toute une journée où l’on pouvait expérimenter une quarantaine d’activités. C’était la première fois que j’enfilais des gants de boxe ou que je m’asseyais dans une embarcation d’aviron ! Nous pratiquions aussi l’escalade à l’école : un mur avait été équipé dans la cour, et après avoir observé l’avancement des travaux nous étions impatients de l’essayer… Tout cela était principalement impulsé par un maître1, dans la classe et dans l’école, et cette dynamique trouvait en moi un écho très sensible.

Avez-vous été juge ou arbitre sur des rencontres ?

Oui, j’ai fait mes premières armes d’arbitre et de juge à l’Usep. Le respect des règles, la prise de décisions faisaient sens pour moi, peut-être davantage que pour d’autres camarades. Mon parcours professionnel en atteste…

Votre pratique sportive scolaire a donc eu une influence sur celui-ci…

Oui, et pas seulement dans ce choix de devenir arbitre. À 10 ans, on n’aspire pas à devenir arbitre, on veut jouer ! L’Usep a renforcé ma passion du sport et m’a donné envie d’en faire mon univers professionnel. Elle a donné de la consistance à un souhait enfoui au fond de moi, l’a transformé en conviction.

Votre épouse est professeure des écoles, sans qu’il y ait de l’Usep dans son établissement. Discutez-vous avec elle de son enseignement de l’EPS ?

Bien sûr, car avant de devenir institutrice elle a été plusieurs années professeure d’EPS en collège. Elle a toujours hésité entre les deux, et s’est finalement tournée vers le primaire car elle avait du mal à ressentir l’impact de son enseignement sur des élèves qu’elle ne voyait que quatre heures par semaine. Elle se réalise aujourd’hui dans ce métier de maîtresse d’école.

Vous êtes parrain de l’Usep de Saône-et-Loire. À ce titre, vous étiez notamment venu échanger avec les enfants lors d’une rencontre rugby…

C’était un échange sur le terrain, sans grand discours. Je n’avais pas de message particulier, ni de conseils précis à leur délivrer. Je leur ai simplement dit que c’est courageux, quand on a 8, 10, 12 ou 14 ans, de prendre un sifflet et de dire à ses camarades : « Je vais tenter de vous aider à pratiquer votre sport. » Car c’est cela le rôle d’un arbitre.

Vous faites aussi de la pédagogie en montant de temps en temps sur les planches des théâtres avec un one-man-show sur l’arbitrage

J’essaie de balayer les préjugés et les idées reçues, et de dépoussiérer la vision triste et austère qu’on a souvent de l’arbitrage. Je le rends rock’n’roll, avec un discours concret, punchy, et en montrant combien il est excitant d’être au cœur du jeu.

(1) Il s’agit de Georges Bouët, ancien élu national Usep et toujours membre du comité départemental de Saône-et-Loire.